Une « routarde » de 72 ans, qui a passé sa vie à faire le tour du monde en moto, est arrivée au Rwanda.


Une « routarde » de 72 ans, qui a passé sa vie à faire le tour du monde en moto, est arrivée au Rwanda.

À 72 ans, alors que beaucoup de gens sont à la retraite, Linda Bootherstone-Bick, une ressortissante britannique, planifie d’enfourcher sa moto à la découverte d’autres pays.

Linda Bootherstone, qui traverse pour la seconde fois le Rwanda, a déclaré à nos collègues de KT Press, qu’elle parcourt le monde depuis 54 années et qu’elle ne compte pas s’arrêter là.

C’est à l’âge de 17 ans (1963) que Linda s’est inscrite à une auto-école afin de passer son permis de conduire. Dans la foulée, elle a acquis son permis « moto » qui lui a immédiatement ouvert d’autres horizons : « vous savez la moto vous procure un bien meilleur plaisir; vous pilotez, respirez l’air naturel et interagissez avec toute une série de personnes tout au long de votre voyage« .

Rapidement, Linda se déplaça sur le continent afin d’y découvrir les plus merveilleuses machines exposées lors d’une foire en Allemagne. Ce voyage lui apporta un réel déclic : «Depuis lors, je ne suis jamais revenue au Royaume-Uni. J’ai consacré ma vie à parcourir le monde en moto« .

Quelques livres sterling en poche pour un tour du monde !
Avec seulement quelques livres sterling en poche, Linda n’imaginais pas les difficultés qui l’attendaient, mais elle ne faisait pas partie de ces gens qui abandonnent dès les premiers revers. Elle quitte donc son pays pour s’embarquer dans un tour d’Europe.

En six ans, elle avait atteint sa première cible, l’Europe. En 1969, sa famille part s’installer en Australie ce qui lui procure d’autres projets, plus grand encore. C’est à ce moment-là que Linda prend la décision de ne jamais se marier parce qu’elle ne trouverait pas suffisamment de temps pour s’occuper d’une famille. Elle était déterminée à suivre son rêve de parcourir le monde.

Les trois années suivantes, Linda découvre l’Australie (1969 – 1972). Elle programme ensuite un périple en Afrique qu’elle prépare minutieusement pour ensuite s’attaquer aux USA. Entrecoupés de quelques pauses, ses voyages s’enchaînent aux quatre coins du monde.

Jamais sans emploi dans un pays étranger
Alors que le chômage sévir pratiquement dans chaque pays traversé par Linda, elle profite de quelques pauses pour mettre sur papier ses différents périples. Une fois imprimés, elle vend ses livres et ses histoires qui font voyager en rêve ses lecteurs.

Elle est notamment l’auteure de «Into Africa with a Smile » qu’elle a écrit après le décès de son père alors qu’elle voyageait en Afrique. « J’ai trouvé du réconfort en Afrique après cette perte« .

Elle a également occupé différents emplois temporaires qui consistaient souvent à enseigner l’anglais aux communautés intéressées, et lorsque l’occasion se présentait, elle chantait également devant une assemblée attentive.

Lorsqu’elle retrouvait la liquidité nécessaire, elle repartait dans ses voyages pour aller plus loin encore, là où d’autres gens l’attendaient.

Alors que Linda a possédé des centaines de motos, elle ne peut évidemment pas se rappeler du nombre exact. A chaque fois qu’elle décide de changer, elle passe par une Association mondiale d’aventuriers moto ; « Ils sont représentés dans le monde entier ». Elle revend généralement bien son ancienne machine ce qui lui permet d’en acquérir une autre sans avoir de réels problèmes financiers.

Actuellement, Linda voyage avec une moto immatriculée en Ouganda, là où elle retournera le 21 novembre prochain, date de son anniversaire.

Les plus gros défis rencontré par Linda lors de ses différents périples à travers le monde, sont le climat et la nourriture ; «Être capable de s’habituer aux aliments et au climat était un grand défi, mais je les surmonte tout de même», a-t-elle dit. Ces défis, elle les aborde un par un, avec beaucoup de calme et de grandes respirations.

« J’ai grandi au fil des ans, et je continue de grandir à chaque nouvelle aventure, J’ai aussi appris sur les problèmes mondiaux, les différentes cultures et j’ai été beaucoup plus forte que je ne le pensais, à la fois physiquement et mentalement« , a-t-elle ajouté.

Même si sa famille et ses amis lui manquent, Linda passe du temps à se documenter sur ses voyages, à écrire des chansons et des poèmes. Elle considère que voyager est devenu son style de vie.

À tous ceux qui veulent suivre ce style de vie, elle voudrait leur dire d’écouter leur cœur et leurs rêves, « le plus difficile est de faire le premier pas. Une fois que vous faites face à la peur du début, les autres peurs et soucis disparaîtront d’eux-mêmes. Vous serez tellement concentré et absorbé par ce but que vous oublierez pourquoi vous avez eu tellement peur lors de vos premiers pas ».

Aujourd’hui, Linda en est à sur son deuxième voyage au Rwanda, le premier étant en 1974.
« J’étais ici il y a 43 ans et je ne peux pas comparer ce que j’ai vu à ce que je vois maintenant. Tout a complètement changé. Je ne peux toujours pas croire à quelle vitesse le Rwanda a réussi à se reconstruire après la tragédie du génocide de 1994. Les gens sont si aimables et accueillants « , dit-elle en versant des larmes de joie.
Sources: KT PRESS

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