Encore un ressortissant Rwandais enlevé en Ouganda… la vigilance est de mise !

Encore un ressortissant Rwandais enlevé en Ouganda… la vigilance est de mise !
Fidèle Gatsinzi a été enlevé à Kampala le 9 décembre dernier

Encore un ressortissant Rwandais enlevé en Ouganda… la vigilance est de mise !

Les services de renseignements militaires en Ouganda sont continuellement accusés d’arrêter des rwandais innocents dans des conditions contraires à la loi, alors qu’ils voyagent dans ce pays. Ceci est perçu comme un des obstacles à la libre circulation des citoyens des deux pays à travers la frontière commune.

Ces derniers jours, plusieurs rwandais ont été arrêtés par les services de renseignement militaires de l’Ouganda pour des raisons obscures. Ils subissent des tortures et sont accusés d’être des espions du Rwanda.

Samedi le 9 décembre 2017 un autre rwandais nommé Fidèle Gatsinzi a été arrêté par des hommes portant l’uniforme militaire qu’on soupçonne être des agents du service des renseignements « CMI ». Actuellement personne ne sait où il a pu être emmené.

Fidèle Gatsinzi était parti à Kampala le jeudi de la semaine passée pour rendre visite à son fils étudiant dans la « Uganda Christian University » qui est connu sous le nom de « Mukono ».

Les membres de sa famille ont déclaré qu’il avait pris une chambre dans un hôtel appelé « Winks » situé dans le quartier de Ntinda, où il a passé une nuit.

Une des personnes proches de sa famille a dit : « Nous avons essayé de le faire rechercher pendant les deux jours passés mais nous n’avons pas pu savoir où il a disparu. Nous avons demandé à son neveu d’aller voir, il est allé à l’hôtel, mais sur place on lui a signifié que Gatsinzi était parti le matin et n’était pas revenu. »

Mais ses affaires étaient encore dans la chambre d’hôtel où il avait logé la nuit.

En septembre, d’autres rwandais ont été arrêtés illégalement par les services des renseignements militaires ougandais « CMI », et ils ont été torturés pour faire avouer qu’ils étaient des espions du Rwanda.

Le 23 septembre trois rwandais Bayingana James, Nsekanabo Lando Ali, Byaruhanga Nduwamungu Vianney ont été arrêtés dans le quartier de Bukasa, ils ont été enfermés dans la prison de Mbuya où ils ont purgé trois mois avant d’être relâchés en novembre.

Concernant René Rutagungira, un autre rwandais qui a été kidnappé le 7 août dernier, une des personnes qui ont informé le journal Virunga Post, de qui nous tenons cette nouvelle, a dit « toutes ces personnes ont été torturées et sont enfermées de telle façon qu’il ne leur est pas permis de parler à personne. On leur pose des questions relatives à leur période vécue dans l’armée, leurs parentés en Ouganda et leur contribution dans l’enlèvement de rwandais. »

Différents journaux ont écrit dernièrement que ce programme de simuler un enlèvement et dire que c’est l’œuvre de personnes venues du Rwanda a pour but de montrer que le Rwanda est un pays qui cause des mauvaises relations avec ses voisins.

Pendant ce temps cela continue à prendre une autre tournure, la peur est grande chez les rwandais qui se rendent quotidiennement en Ouganda. Beaucoup voudraient faire savoir à leurs familles, leurs amis et l’administration chaque fois qu’ils doivent partir, qu’ils doivent rester vigilants..

En contradiction avec les lois régissant l’arrestation des étrangers, les rwandais sont arrêtés par la « CMI » leur empêchant d’avoir la visite des diplomates rwandais alors qu’ils ne bénéficient d’aucune assistance judiciaire.

Dans la mesure où ces derniers sont enfermés dans des endroits secrets, la police ougandaise ne sait rien de leur arrestation.

Pendant que les rwandais continuent d’être arrêtés illégalement, d’un autre coté il se dit que la direction du « RNC », qui s’oppose à l’Etat Rwandais, continue de recruter des membres désireux de causer de l’insécurité au Rwanda.

Dans cet objectif de recruter des membres de ce groupe, Rugema Nyamwasa qui a une connivence avec Kayumba Nyamwasa est celui qui fait les propagandes en diffusant les fausses nouvelles pendant que ses travaux de recrutement dans ce groupe sont assistés par la « CMI » leur assurant la logistique et la sécurité.

Rugema Kayumba a quitté la Norvège d’où il s’était réfugié pour venir travailler à Kampala. Cela lui permet d’avoir un libre accès au service des renseignements militaires « Chieftancy of Military Intelligence » (CMI). C’est lui qui pour le moment supervise les travaux de Kayumba Nyamwasa.

Une des personnes qui travaillent dans les services de renseignements qui a donné des informations au journal a dit : « Il est fort possible que ces enlèvements sont faits dans le but de cacher les travaux de recrutement dans la RNC qui se poursuivent dans les camps de réfugiés abritant des rwandais ».

Dans les mois passés on a appris que le Major (rtd) Habib Mudathir et le capitaine (rtd) Sibo Charles ont quitté le camp de Rhino en Arua qui est habituellement contrôlé par le UNHCR. Il se dit que cette fuite a été facilitée par des agents de la « CMI » et ils les ont aidés à rejoindre le « RNC ».

Les deux personnes sont maintenant chargées de commencer des nouveaux camps d’entrainement près de la frontière entre l’Ouganda et la République Démocratique du Congo ainsi que près du Soudan du Sud. Ce nouveau camp s’ajoutera à celui qui existe déjà à Minebwe dans le Sud Kivu en RDC.

L’enlèvement de Fidèle Gatsinzi se passe alors que René Rutagungira se trouve devant les Tribunaux et que son avocat se voit interdire de mentionner la torture que son client a subie. Pendant la séance de mardi la semaine passée, Kiiza a démontré clairement comment son client a été torturé par le Ministre de la Sécurité le Lieutenant Général  Henry Tumukunde et le Directeur du Service des Renseignements (CMI) le Général de Brigade Abel Kandiho, pour le faire avouer à son client qu’il a collaboré avec le chef de la police IGP Kale Kayihura pour enlever et faire disparaître des rwandais qui vivent en Ouganda

Dans une manœuvre pour couvrir le Ministre Henry Tumukunde et Abel Kandiho, le Tribunal a demandé à l’avocat Kiiza de retirer de son plaidoyer tout ce qui est en rapport avec la torture qu’a subie son client, ce que l’avocat refusa de faire.

Après ce refus, Kiiza a posé une série de questions à l’accusation disant : « Qui vous a dit que je n’avais pas le droit de parler de la torture et de la détention illégales contre mon client quand il s’agit de ses droits ? »

L’avocat Kiiza a poursuivi en disant aux juges : « qui vous a dit qu’il y a des noms trop importants pour moi pour que je ne les cite pas  si mon client me dit que les généraux Abel Kandiho et Henry Tumukunde l’ont torturé et enfermé illégalement pendant des mois dans la prison militaire de Mbuya pour dénoncer l’IGP et le président Kagame. ?»

En appuyant son propos, Kiiza a juré devant les juges qu’il ne renoncera jamais de dire les mauvais traitements subis par son client et a dit au tribunal : « Je jure devant vous car la loi me le permet et j’ai le devoir de dire la vérité ». Il a persisté disant qu’il arrivera un temps où les gens humbles ne subiront plus des injustices à cause des actions d’autres personnes ou l’injustice que leur font des gens puissants.

Les avocats de René Rutagungira ont écrit au Général Muhoozi, chef des armées ougandaises, lui démontrant la torture commise par le service des renseignements sur leur client. C’est une lettre dont ils ont réservé une copie aux différentes instances de l’Etat y compris le Président Museveni.

 

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