Le pouvoir judiciaire veut éradiquer la corruption qui existe dans les Tribunaux

Le pouvoir judiciaire veut éradiquer la corruption qui existe dans les Tribunaux
Le Rwanda mène un combat farouche contre la corruption

Le pouvoir judiciaire veut éradiquer la corruption qui existe dans les Tribunaux

L’Inspection de la Justice a déclaré que 90% de l’argent de la corruption n’est pas perçu par les destinataires eux-mêmes, mais transite par des commissionnaires qui n’ont aucun lien avec les tribunaux.

Madame Marie Immaculée Ingabire, Directrice de « Transparency International Rwanda », organisme qui lutte contre la Corruption et l’Injustice, a récemment déclaré que les corrompus de la Justice ont changé de stratégie. Ils utilisent des commissionnaires qui se chargent de transmettre cet argent de la corruption au juge.

Il est apparu en ce moment qu’il y a des greffiers qui sont devenu des commissionnaires, se chargeant de contacter ceux qui leur donneraient l’argent de la corruption destiné au juge.

Monsieur Harrisson Mutabazi, le nouveau porte parole et Inspecteur de la Justice a confirmé à IGIHE que c’est réel, et que l’on constate encore effectivement des cas de corruption dans les tribunaux, mais pas à un degré catastrophique.

Monsieur Mutabazi a expliqué qu’il y a des gens qui sont devenu des commissionnaires de la corruption dans les tribunaux, sans être des fonctionnaires de ces tribunaux, et que même beaucoup de ces corruptions ne sont pas perçus par les fonctionnaires des tribunaux.

Il a également précisé : « il y a des commissionnaires qui se sont fait des relais, de temps en temps sans doute parmi les travailleurs des tribunaux. Certains ont encore peu de scrupules et collaborent avec ces commissionnaires mais la majorité que nous observons ce sont des commissionnaires qui prétendent représenter des agents des tribunaux ou des gens qui connaissent des agents des tribunaux ».

Il a également déclaré qu’il y a même des avocats qui demandent de l’argent à leur client disant que ce sont les juges qui l’ont exigé, alors que ce n’est pas la réalité.

Il précise : « il y a aussi des avocats qui quelques fois se conduisent mal, ne respectant pas leur rôle, et trompent leur client leur disant qu’ils ont terminé de plaider, mais que le client doit donner de l’argent à remettre au juge afin qu’il celui-ci tire une conclusion favorable. Ces commissionnaires gardent l’argent pour eux et le client fait une dépense inutile. »

Monsieur Mutabazi a donné un exemple d’une personne qui prétendait être le Président d’un tribunal et a demandé de l’argent à un citoyen mais a été appréhendé avant de réussir son coup.

Il a dit : «Dans le Tribunal de Résidence de Rukara, quelqu’un a prétendu être le nouveau Président du Tribunal et a appelé un justiciable lui disant de lui envoyer 500.000 Rwf et il s’arrangera pour lui faire un jugement favorable. Nous avons transmis son numéro à la Police pour qu’il soit poursuivi. Ce justiciable a parfaitement bien réagi en venant faire une dénonciation, mais d’autres donnent cet argent et le perdent. »




Depuis 2005, 32 fonctionnaires de tribunaux dont 13 juges, 19 greffiers et 3 agents sous contrats des tribunaux ont été poursuivis pour corruption, ou autres activités liées à la corruption et ont été condamnés.

Monsieur Mutabazi a expliqué que maintenant le problème de la corruption dans les tribunaux est traité avec détermination, quiconque sera attrapé sera sévèrement puni.

Monsieur Mutabazi a continué : « Vous savez qu’il y a eu des cas de comportement pour lesquels des fonctionnaires de tribunaux ont été arrêtés, révoqués. D’autres ont subi d’autres sanctions […] celui qui tombera dans le délit de corruption ne pourra s’attendre à aucune indulgence. »

Monsieur Mutabazi explique que le problème de corruption va désormais être traité avec une rigueur particulière, ceci sera le thème de la rencontre pour la lutte contre la corruption qui aura lieu ce lundi le 12 février, et qui se terminera le 16 février 2018.

Durant cette semaine, le thème sera « la corruption est l’ennemi du développement du pays, combattons-le » on prévoit de montrer la plaie de la corruption et des « procès » de ce fléau, la corruption, seront tenus dans tout le pays.

Monsieur Mutabazi précise que l’on va aussi particulièrement rappeler aux fonctionnaires des tribunaux, les conséquences d’accepter la corruption.

Il explique : « nous ne diront pas que tout est blanc, que la corruption n’existe pas chez les fonctionnaires des tribunaux, c’est d’ailleurs pourquoi il existe une inspection de la Justice.  Les citoyens sont invités à dénoncer quiconque qu’ils soupçonnent, en ayant bien entendu des preuves palpables. »

Depuis février 2017 jusqu’en janvier 2018, il y a eu 355 procès liés à la corruption. Il en reste 123 à traiter.

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