Les autorités ont décidé la fermeture de 700 églises à Kigali.

Les autorités ont décidé la fermeture de 700 églises à Kigali.

Les autorités ont décidé la fermeture de 700 églises à Kigali.

Au cours de la semaine dernière, les autorités locales ont suspendu les activités de 714 églises situées dans différentes parties de Kigali, pour non-respect des normes réglementaires.

Selon les dirigeants locaux, les lieux de culte manquaient d’infrastructures de base, d’hygiène, de statuts juridiques adéquats, et ne respectaient pas les normes de sécurité.

La répression est menée par les autorités des districts urbains respectifs en partenariat avec le « Rwanda Governance Board ».

Selon Monsieur Justus Kangwagye, chef du Département des Partis Politiques et de la Société Civile au « Rwanda Governance Board » (RGB), les lieux de culte sont tenus de satisfaire à certaines exigences de base en matière de sécurité, d’hygiène, d’infrastructure et de légalité.

Dans une interview lundi, Monsieur Justus Kangwagye a précisé que l’on a demandé à la plupart de ces lieux de culte affectés, d’arrêter les activités jusqu’à ce qu’ils répondent aux normes requises.

« L’adoration devrait être organisée de manière organisée, en respectant les normes minimales. L’exercice de la liberté de culte ne doit pas empiéter sur les droits des autres. Ils ont été invités à interrompre les activités jusqu’à ce qu’ils répondent aux exigences », a-t-il dit.

Certains pourraient ne pas être en mesure de reprendre les activités de sitôt, a-t-il précisé

Justus Kangwagye a déclaré que certains locaux exposaient les fidèles à des risques.

« Par exemple, si l’infrastructure est jugée susceptible de causer un danger à ceux qui y prient, il est évident qu’elle ne répond pas aux exigences », a-t-il expliqué.

D’autres se sont avérés avoir des insuffisances telles que le manque de places de parking, ce qui obligeait leurs membres à stationner au bord des routes, ce qui causait des embouteillages.

Certaines églises qui ont été fermées fonctionnaient sous des tentes.

« Les églises qui sont hébergées sous des tentes ont également été invitées à revoir leurs locaux avant de pouvoir poursuivre leurs activités. En ce qui concerne l’hygiène et l’assainissement, vous ne pouvez pas avoir de tels rassemblements dans un endroit où notamment, il n’y a pas d’eau pour se laver les mains, pas de toilettes », a-t-il dit.

D’autres, a-t-il ajouté, ont été avertis d’un manque d’installations de sûreté et de sécurité et on leur a demandé d’y remédier, au risque de subir la fermeture. Il est vrai qu’un certain nombre d’églises ne possède pas de détecteurs de métaux, ni de paratonnerre ce qui est pourtant une exigence.



Les autorités ont également lancé un avertissement à toutes les églises qui perturbent la paix et sont devenues des nuisances sonores pour l’entourage, tellement elles diffusent « sermons et chants » via des installations sonores qui dépassent fréquemment les décibels autorisés.

Sur la légalité, Monsieur Kangwagye a expliqué que la mise en place d’une église, exige un certificat temporaire qui expire après 12 mois. Cependant, il est nécessaire de présenter une demande de formalisation des activités durant les neuf mois d’ouverture, et avant l’expiration du certificat temporaire.

« La plupart d’entre elles ne respecte pas cette exigence et n’ont pas effectué les démarches en vue d’obtenir les documents permanents. Ils ne peuvent donc pas être autorisés à fonctionner en dehors de la loi », a déclaré le responsable du RGB.

Selon lui, certaines églises se cachaient derrière la liberté de culte pour violer la loi.

La directive n’a pas seulement affecté les lieux de culte chrétiens, car une mosquée a également été touchée.

Monsieur Emmanuel Bayingana, Vice-maire en charge des Affaires Sociales dans le district de Kicukiro où 156 des 352 églises ont été fermées, a déclaré au New Times que les niveaux d’hygiène et d’infrastructure de celles qui ont été fermées étaient insuffisants.

Monsieur Bayingana a précisé que certaines des églises ne seront pas en mesure de reprendre les activités, car elles ont des structures inadéquates et fonctionnent sous des tentes.

Madame Langwide Nyirabahire, Vice-maire chargée des Affaires Sociales dans le district de Gasabo, a déclaré que plus de 355 églises (sur 699) ont été fermées jusqu’à présent, mais que le processus d’évaluation était toujours en cours.

À Nyarugenge, sur les 300 églises existantes, 203 ont été fermées pour non respect des normes.

Les résidents de la ville ont exprimé des réactions mitigées, certains disant que le mouvement était censé protéger le grand public, alors que d’autres ont expliqué que les églises auraient dû avoir plus de temps pour se conformer aux directives, ou pour chercher des endroits appropriés.

Mgr Innocent Nzeyimana, Président du Forum des Églises du district de Nyarugenge, a plaidé en leurs noms pour que les lieux de culte qui ne répondent pas à de légères exigences soient rouverts et autorisés à fonctionner pendant qu’elles règlent les problèmes soulevés.

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