Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo.

Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo.
Président Ghanéen Nana Akufo-Addo.

Comment développer l’Afrique en 3 points selon Nana Akuffo Addo.

Le franc-parler du président Nana Akufo-Addo, sa maîtrise des sujets politiques sur le continent, ses décisions au bénéfice de l’émancipation et de la maturité africaine et son esprit d’« Africafirst »… Autant de principes singuliers dont fait montre le leader ghanéen dans son discours à la cérémonie d’ouverture du 5e Forum économique germano-africaine, tenue en fin février à Dortmund, en Allemagne, dans lequel il trace les clés pour une l’émergence du contiennent africain.

À Dortmund, loin de chez lui, Nana Akufo-Addo ne s’est pas contenté d’avaler les opinions à l’évidence capitalistes des participants à ce grand évènement qu’est le 5eForum économique germano-africaine. Loin de là, et comme l’homme a d’ailleurs pris la bonne habitude de le faire, il a répandu aux yeux du parterre de leaders économiques et politiques européens présents, ce qu’il convient désormais d’appeler les clés de l’émergence africaine.

Décrivant l’Afrique comme « un continent riche, sinon [potentiellement] le plus riche » et qui « n’a pas le droit d’être pauvre », le Ghanéen pense que le continent noir doit construire des économies industrialisées à valeur ajoutée avec une agriculture modernisée qui profite pleinement de la révolution numérique, si elle veut créer la richesse et prospérité pour ses peuples. Mais pour qu’à cela ne tienne, Akufo-Addo retient 3 grandes priorités.

Changer les structures des économies sur le continent

La dépendance de l’économie de nombre de pays africains de l’exportation des matières premières est un premier frein à l’émergence du continent, a diagnostiqué Akufo-Addo dans son discours.

Pour cela, l’homme pense que la première priorité des pays doit consister à changer les structures des économies, « qui dépendent largement de la politique production et de l’exportation des matières premières ». C’est ce qui « alimente notre dépendance à l’aide étrangère et nous soumet à la dépendance de l’Occident » a ajouté le chef de l’État, qui a récemment annoncé d’ailleurs vouloir rompre avec les aides du Fonds monétaire international et de financer son budget grâce à ses propres recettes.



Aussi, a-t-il alerté ses collègues africains, les effets de l’immigration de masse qui engendrent d’autres problèmes en perte de vies humaines et de trafics d’êtres humains devraient servir d’avertissement aux gouvernements du continent afin d’agir « tôt ».

Notamment, en transformant les économies stagnantes et sans emploi, pour « construire des sociétés bourgeoises solides et sortir la population de la misère. » Et de faire savoir que « nous ne pouvons le faire que si nous participons au marché mondial sur la base, non des exportations de matières premières, mais de ce que nous faisons ».

 Accroître la coopération et non l’aide 

La deuxième priorité du continent, selon Akufo-Addo, devrait être d’accroître la coopération en matière de commerce et d’investissement, et non l’aide. Ainsi, l’Afrique devra gagner l’un des moyens de développer des relations économiques saines avec ses partenaires.

« Avec une population africaine qui atteindra environ 2 milliards de personnes dans 20 ans, il y a d’immenses possibilités d’apporter la prospérité en Afrique (…) avec le travail acharné, l’esprit d’entreprise et la créativité », a-t-il fait savoir.

Pour celui qui proclame à qui veut l’entendre que ce siècle peut être celui de l’Afrique, il est important pour le continent africain de générer des investissements dans l’agro-industrie, les secteurs de l’énergie et le développement des infrastructures, avec une ambition de produire des résultats positifs pour les secteurs privés, notamment les petites et moyennes entreprises (PME).

 Renforcer les institutions clés de l’État 

Dans son discours, le Président Akufo-Addo a appelé à la coopération entre l’Allemagne et l’Afrique pour assurer la promotion de politiques et de processus décisionnels transparents et inclusifs aux niveaux local, national, régional, continental et mondial.

En effet, pour celui-ci, pour une Afrique qui réponde aux aspirations des peuples africains et ouvre des opportunités aux populations, en particulier les jeunes, les dirigeants africains doivent prioriser les arrangements budgétaires pour garantir que des fonds soient disponibles pour renforcer les institutions clés des États, telles que la législature, la magistrature et les institutions fiscales.

Celui-ci a rappelé l’importance de la promotion et du développement d’une culture de gouvernance responsable, exempte de corruption, par laquelle les institutions peuvent se considérer comme des entités publiques indépendantes « servant l’intérêt public plus large, et non les commodités temporaires des gouvernements du moment ».

Et de finalement lancer à ses pairs, « nous avons la responsabilité de rendre nos pays attrayants pour nos jeunes. Ils devraient avoir l’impression d’avoir un avenir qui en vaut la peine, s’ils restent et aident à construire leur nation », a conclu Akufo-Addo.

Afrotribune.

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