Le Gouvernement harmonise les frais pour les services vétérinaires.

Le Gouvernement harmonise les frais pour les services vétérinaires.
Sylvere Murwanashyaka, vétérinaire du district de Rwamagana, insémine une vache

Le Gouvernement harmonise les frais pour les services vétérinaires.

Le Gouvernement a harmonisé les frais facturés par les médecins vétérinaires, un mouvement qui, selon le Conseil des Médecins Vétérinaires du Rwanda, abordera la question des vétérinaires qui établissaient leurs propres prix.

Les médecins prétendent que la qualité du service qu’ils donnent est supérieure aux prix qu’ils facturent. Les frais prévus dans l’arrêté ministériel excluent les frais de transport, ils ne concernent en effet que les services vétérinaires uniquement.

L’insémination artificielle (IA) pour les gros animaux coûte entre 1 000 et 5 000 Rwf (pour un service) alors que pour les petits ruminants c’est entre 1 000 et 2 000 Rwf, mais l’IA pour les porcs est facturée entre 2 000 et 4 000 RWF.

Le transfert d’embryons bovins (ET) coûte de 10 000 à 15 000 Rwf; tandis que pour les petits animaux, il est compris entre 5 000 et 5 000 Rwf.



Le Transfert embryonnaire (ET) se réfère à une reproduction assistée en utilisant la technologie de reproduction avancée par laquelle les embryons sont placés dans l’utérus d’une femelle avec l’intention d’établir une grossesse.

L’aide à la « mise bas » normale chez les gros animaux est de 10 000 à 15 000 Rwf, mais c’est de 3000 à 4000 Rwf pour l’assistance chez les petits animaux.

La césarienne, utilisation de la chirurgie pour la « mise bas », est de 50 000 à 75 000 Rwf pour les grands animaux, et 10 000 à 20 000 Rwf pour les petits ruminants. La consultation vétérinaire au niveau des exploitations (mammifères, volailles, aquaculture, abeilles) est de 5 000 à 10 000 Rwf.

S’adressant hier au Sunday Times, Monsieur Gahiga Gashumba, Président de la Fédération Nationale des Producteurs Laitiers du Rwanda (NDFFR), a déclaré que la disponibilité des vétérinaires et de leurs services est encore faible parce qu’ils sont loin, ce qui retarde les services aux éleveurs.

Cependant, il a ajouté que ce qui était le plus important était la réponse rapide et un service de qualité. Il a fait remarquer que certains prix selon l’arrêté ministériel étaient trop élevés, comme le traitement d’une chèvre qui coûte 20 000 Rwf, alors que la valeur pour la chèvre pourrait être de 10 000 Rwf selon sa taille.

Il a dit qu’il y a encore un écart dans l’insémination artificielle parce que les techniciens dans ce domaine sont encore peu nombreux.

« Nous avons besoin de timing. Quand un vétérinaire tarde à rejoindre l’éleveur pour une insémination artificielle, sa vache ou un autre animal domestique échoue à concevoir, ce qui constitue une perte », a-t-il dit.

Le taux de conception moyen des vaches au Rwanda est de 40 pour cent, selon le Conseil des Médecins Vétérinaires du Rwanda.

Un autre problème, a déclaré Monsieur Gashumba, est de faire un diagnostic précis pour déterminer une maladie spécifique afin de donner une réponse immédiate et efficace.

« Le médecin vétérinaire ne vient pas prendre un échantillon, le diagnostiquer et vous donner des résultats immédiatement. Il prend d’abord un échantillon et apporte des résultats après environ trois jours », a-t-il déclaré, appelant à plus d’efforts dans la construction d’infrastructures comme suffisamment d’équipements de laboratoire pour des tests rapides qui permettront de diagnostiquer et de traiter les animaux dans un court laps de temps.

Le Dr. Alphonse Nshimiyimana, Secrétaire Exécutif du Conseil des Médecins Vétérinaires du Rwanda, a déclaré au Sunday Times qu’un vétérinaire dans le passé facturait ce qu’il voulait pour ses services.

Il a souligné qu’il existait des exceptions comme pour ceux qui bénéficient du programme « Girinka », une vache par famille pauvre ; les familles bénéficiaires du programme ne pouvant pas se permettre de tels services médicaux pour leur bétail car ils sont financièrement vulnérables.

« Ce qui est prévu est de s’assurer que nous aidons les bénéficiaires de Girinka à obtenir des services vétérinaires. Le bénéficiaire recevra des services, et avant que sa vache ait accouché, on ne lui demandera pas de payer les frais dus. Mais, une fois que leur vache aura donné naissance, ils pourront payer la cotisation parce qu’ils auront du lait », a-t-il dit.

Pour les vétérinaires publics travaillant au niveau de la communauté locale, ils sont payés par le Gouvernement et ne devraient pas facturer d’argent comme le font les vétérinaires privés.

Il y a jusqu’à présent, environ 2 000 vétérinaires enregistrés auprès du Conseil.

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