Les prêteurs internationaux mettent en garde contre les contraintes de capacité en Afrique.

Les prêteurs internationaux mettent en garde contre les contraintes de capacité en Afrique.
Les experts qui ont pris la parole au forum ont reconnu que l'abondance de la liquidité actuelle sur le marché n'a rien fait pour atténuer les contraintes de capacité rencontrées par la plupart des banques lorsqu'elles font des affaires en Afrique.

Les prêteurs internationaux mettent en garde contre les contraintes de capacité en Afrique.

Les responsables financiers mondiaux et africains ont identifié le risque comme le plus grand défi à leur capacité à prêter davantage aux pays africains.

Lors d’un forum d’une journée sur les risques d’investissement en Afrique, organisé par l’Agence Africaine d’Assurance du Commerce (ATI), les experts ont reconnu que l’abondance actuelle de liquidité sur le marché n’a rien fait pour atténuer les contraintes de capacité auxquelles sont confrontées la plupart des banques quand ils font des affaires en Afrique.

Les prêteurs sont liés par des réglementations qui les empêchent de prêter des montants significatifs à des investissements de qualité inférieure, ce qui est le cas pour la plupart des pays africains.

Des institutions telles que l’ATI, qui peuvent offrir une assurance-investissement, peuvent aider à atténuer les risques et, partant de là, apporter une capacité de prêt et d’investissement supplémentaire aux marchés africains.

Sans un plafond plus élevé, les prêteurs internationaux continueront d’être limités par les montants qu’ils peuvent prêter tant au niveau des États, que des entreprises.

Les experts présents au forum ont également noté des mouvements positifs dans des pays tels que le Ghana et le Sénégal par exemple, qui ont récemment été mis sous observation positive par l’agence de notation S & P.

Cela reposait en grande partie sur les dividendes attendus des développements clés des infrastructures et des politiques favorables aux investisseurs.

Au Sénégal, par exemple, le pays a restructuré ses lois commerciales, mis en place une loi de partenariat public-privé garantissant la publication de tous les contrats publics signés dans le secteur pétrolier, et créé un département de la concurrence chargé de travailler avec les investisseurs.

Les experts de l’analyse des risques présents à la conférence ont cité le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Rwanda et le Zimbabwe comme des pays à observer dans les mois à venir.

Ceci est basé sur de fortes réserves au Botswana, des transitions politiques dans le cas de l’Ethiopie et du Zimbabwe, et une stratégie pour transformer son économie en un hub de services dans le cas du Rwanda.

La plupart des représentants gouvernementaux à la réunion ont également noté les efforts de leurs pays pour augmenter la valeur ajoutée dans le secteur agricole en mettant l’accent sur l’élimination des obstacles au commerce sur le continent.

Monsieur Jean-Louis Ekra, l’ancien Président d’Afreximbank, a observé que l’Afrique évoluait dans une direction différente de celle des tendances protectionnistes actuelles des pays occidentaux.

Au contraire, l’Afrique s’unit sous la bannière de la « Zone de Libre-échange Continentale Africaine », qui deviendra la plus grande zone commerciale du monde.

Alors que les participants ont convenu que la perception du risque en Afrique est généralement plus grande que la réalité sur le terrain, ils ont également reconnu que rendre l’Afrique moins risquée nécessiterait une concentration concertée visant à améliorer l’environnement général des affaires afin de gérer les risques existants.

Selon un récent rapport de Moody’s, 40 à 50% des défaillances sur les marchés en développement sont directement liées aux risques des pays.

Pendant le forum, les participants ont discuté des solutions peu coûteuses qui pourraient aider les pays à réduire leurs risques, notamment en veillant à respecter les réglementations en vigueur.

«L’un de nos rôles à l’ATI est d’éduquer les gouvernements pour qu’ils prennent conscience des éléments que les investisseurs internationaux considèrent dans l’évaluation des risques. Si les pays sont conscients que les changements radicaux qu’ils apportent à la législation, par exemple, pourraient être un facteur de risque politique majeur, ils peuvent faire de meilleurs choix et créer des environnements plus fertiles pour le secteur privé », a commenté Monsieur John Lentaigne, Directeur de la souscription.

Il a ajouté qu’ « un climat d’investissement stable peut être démontré et directement lié à la croissance ».

Malgré les risques perçus par l’Afrique, la « ECGC », l’agence indienne de crédit à l’exportation et courtier international et la « BPL Global », qui cumulent une exposition de 146 milliards de dollars, a noté des défaillances relativement faibles et une expérience de reprise raisonnable en Afrique.

Sur les expositions courantes de 42 milliards de dollars de « BPL » qui sont assurées auprès des fournisseurs internationaux de risque d’investissement, 8 milliards de dollars sont exposés en Afrique, où la société a historiquement enregistré des sinistres de 230 millions de dollars dont 123 millions ont été récupérés par la suite.

Les prêteurs internationaux et les assureurs ont commenté l’importance de la participation de l’ACA pour rendre les projets bancables grâce à son statut de créancier privilégié et à ses relations avec les gouvernements africains. Cela a été considéré comme la proposition de valeur fondamentale d’ATI.

Dans son allocution aux participants, Monsieur Pierre Guislain, Vice-président chargé du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation de la Banque Africaine de Développement, a souligné l’engagement de la Banque à transformer la relation avec l’ATI en un partenariat stratégique capable d’accélérer son intégration régionale.

L’ATI, un assureur multilatéral d’investissement et de crédit commercial a affiché des résultats records en 2017 pour la sixième année consécutive avec 10 millions USD de bénéfices, soit une augmentation de 55% par rapport à 2016, et de 2,4 milliards USD en expositions brutes.

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