La libération des rebelles de « RNC » par l’Ouganda envoie un message fort au Rwanda.

La libération des rebelles de « RNC » par l’Ouganda envoie un message fort au Rwanda.

La libération des rebelles de « RNC » par l’Ouganda envoie un message fort au Rwanda.

Lundi dernier, le Tribunal de Mbarara a libéré 39 recrues du « Congrès National du Rwanda » (RNC) qui étaient en détention préventive pour violation des lois interdisant aux réfugiés de participer à des activités criminelles, notamment de participer à des plans visant à renverser un autre pays et en utilisant des documents falsifiés, entre autres violations.

Les recrues font partie du groupe de 46 jeunes hommes qui ont été interceptés en essayant de traverser à Kikagati, le long de la frontière entre l’Ouganda et la Tanzanie, le 11 décembre 2017.

Les jeunes hommes ont semblé suspects aux agents de l’Immigration de l’Ouganda après que les agents aient découvert qu’ils portaient de faux documents de voyage. En plus des faux documents, les histoires sur l’endroit où ils allaient et le but du voyage n’étaient pas cohérents.

Les jeunes hommes avaient été instruits par des officiers de la « Chieftaincy of Military Intelligence » (CMI) que, lorsqu’ils atteindraient l’Immigration, ils devraient dire qu’ils allaient faire une mission évangélique en Tanzanie. Cependant, la plupart d’entre eux ont échoué à rester sur le script. Ils ne pouvaient pas répondre à des questions simples sur le nom de l’église où ils allaient ni se souvenir du nom du pasteur de l’église. Certains d’entre eux ont paniqué et ont révélé que quelqu’un les attendait à Bujumbura pour les emmener au centre d’entraînement du « RNC » à Minembwe, en RDC.

Les agents de l’Immigration ont immédiatement alerté la Police. Les efforts déployés par le Capitaine Charles Byaruhanga, l’officier de la « CMI » attaché à la frontière de Kikagati, pour intervenir avec des «ordres venus d’en haut» pour laisser les recrues continuer leur voyage se révélèrent infructueux, de même que ceux du major Fred Mushambo, officier de renseignement de la 2e division de l’UPDF (IO).

La Police a emmené les recrues au poste de Police d’Isingiro. Pendant leur séjour, ils ont révélé qu’ils avaient été recrutés à différents endroits en Ouganda (Nyakivala, Kiboga, Kibale et Mubende) pour rejoindre le Congrès National du Rwanda (RNC), et ont révélé que leurs recruteurs étaient Musoni Jeffrey, Moses Bijura, Felix Mwizerwa et Dr. Sam Ruvuma. Parmi les recruteurs, seuls Musoni, un ancien Sergent déserteur de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR), et Bijura, pasteur à Rubare, et Ntungamo, ont été arrêtés à Kikagati.

Dr Sam Ruvuma, un frère du Lieutenant-colonel Gideon Katinda du Tribunal militaire, et Felix Mwizerwa, un fils du pasteur Deo Nyirigira, également un coordinateur connu de Mbarara, ont réussi à fuir la scène à Kikagati, abandonnant là les jeunes recrues.

Dr. Sam Ruvuma n’a été arrêté par la Police que quelques jours plus tard à Mbarara et gardé quelques jours avant d’être libéré suite aux  » ordres venus d’en haut  » cités ci-haut. Il est de retour à ses activités de recrutement pour le « RNC » dans et autour de Mbarara. Quant à Felix Mwizerwa, il a maintenant déménagé à Minembwe, en RDC, où il est commandant du RNC.

Un Juge corrompu.

La libération des 39 recrues la semaine dernière était le résultat d’un pot-de-vin qui a été donné au juge magistrat traitant leur cas. Ce pot-de-vin, selon des sources, a été négocié au nom de la « RNC par Edgar Tabaro Muvunyi du cabinet d’avocats Karuhanga, Tabaro et Associés. De plus, les sept autres, dont les recruteurs Bijura et Musoni, dont le dossier est devant la Haute Cour, devraient être libérés prochainement, selon les témoignages de ceux qui ont été libérés et sont maintenant de retour à Nyakivale, Bubende, Kiboga, et Kampala. On leur a dit de se préparer à poursuivre leur voyage vers le camp de « RNC » en RDC dans les semaines à venir.

Pendant ce temps, l’une des recrues de Kibale, à sa sortie de prison, est rentrée chez elle en colère à cause des souffrances endurées par faute de la personne qui l’avait recrutée. Il a dénoncé le recruteur « RNC dans la région à la Police, qui l’a rapidement arrêté.

Le 25 mars, lors d’une conférence de presse conjointe entre le Président Museveni et le Président Kagame, le Président ougandais avait reconnu que : «Lorsque j’ai rencontré le Président Kagame à Addis-Abeba, il m’a donné quelques faits que j’ai suivis. Un groupe de Banyarwanda était recruté en Tanzanie et au Burundi pour se rendre au Congo. Ils ont dit qu’ils allaient pour le travail de l’église, mais quand ils ont été interrogés, il a été constaté que le travail n’était pas vraiment religieux. C’était autre chose. »

L’aveu même de Museveni d’un groupe rebelle recruté dans son pays avec le soutien de ses agences de renseignement aboutit à la libération sans inculpation des recrues, et il est désormais libre de se rendre sur les terrains d’entraînement des rebelles en RDC.

De manière significative, la libération des recrues par les tribunaux après un tel aveu du Président lui-même fait plus qu’encourager le « RNC » et le « CMI » dans leur plan visant à déstabiliser le Rwanda, ce n’est rien de moins qu’une instruction du Commandant en Chef.

Ce qui conduit aux questions : Quel message l’Ouganda envoie-t-il au Rwanda quand les rebelles recrutés pour combattre ce dernier sont capturés et libérés ? Et l’Ouganda a-t-il bien pensé que c’est le message qu’il veut vraiment envoyer à son voisin ?

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La libération des rebelles de « RNC » par l’Ouganda envoie un message fort au Rwanda.

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La libération des rebelles de « RNC » par l’Ouganda envoie un message fort au Rwanda.

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